BIPINDI : DES MEMBRES D'UN PARTI POLITIQUE INTERPELLÉS POUR TENUE ILLÉGALE D'UNE MANIFESTATION NON DÉCLARÉE ET TROUBLE À L'ORDRE PUBLIC
Par Patrick NZOUE
ils se trouvent en ce moment en exploitation pour besoin d'enquêtes à la Brigade de gendarmerie de Bipindi. Les membres du parti politique PCRN, n'ayant déclaré leur manifestation auprès de l'autorité administrative, ont tenue une réunion publique dans le village Petit-Zambi sous la coordination de leurs responsables départementaux. Il s'agissait de l'installation d'un bureau, en fin de semaine dernière. Approché par le Chef du village troublé par le tumulte, pour savoir s'ils ont reçu l'autorisation du sous-préfet de Bipindi comme le veut la réglementation en vigueur sur la tenue des réunions et manifestations publiques, les concernés vont s'opposer au Chef et celà a créé un trouble à l'ordre Public.
Immédiatement saisi par le Chef du village, le Sous-préfet de Bipindi, va alors convoquer les concernés le Lundi 21 Avril dans son bureau pour qu'ils répondent de leurs actes. N'ayant aucun document légal leur autorisant une telle réunion, Ils seront par la suite conduits à la brigade de gendarmerie de Bipindi pour besoin qu'enquête. Saisi au téléphone, le Sous-préfet n'a pas souhaité nous donner plus de détails sur la situation. Franck Roger NDJALA MEDJO, insiste sur le caractère irrévocable de la stabilité publique et de l'ordre républicain dans son aire de commandement.
Il faut dire que la tenue d'une réunion ou manifestation publique est encadrée par la loi. Cette liberté est ménagée par la loi n°90/055 du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et des manifestations publiques. Pour sa mise en œuvre, la manifestation publique est soumise au régime de la déclaration préalable sept (7) jours francs au moins avant la date de la manifestation. Elle est adressée au sous-préfet qui reçoit la déclaration et en délivre immédiatement récépissé. Le régime de la déclaration oblige donc l’autorité administrative à prendre toutes les dispositions sécuritaires pour encadrer la manifestation envisagée. Cependant, la liberté de manifestation publique n’est pas absolue. Si la manifestation publique projetée est de nature à troubler gravement l’ordre public, l’autorité administrative dispose d’une alternative : soit assigner un autre lieu ou un autre itinéraire à la manifestation, soit l’interdire par arrêté.
Le Préfet de L'océan a été saisi par son collaborateur des faits de troubles à l'ordre public orchestrés par les responsables de ce parti dans le département de L'Océan, ainsi que leurs membres installés à Petit-Zambi dans l'arrondissement de Bipindi.
Affaire à suivre
Patrick NZOUE.

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