LITIGE FONCIER À MABVOUNGOU : APRÈS UNE DESCENTE DE TERRAIN, LE CHEF RETIRE SES BORNES ET LES FAMILLES RENTRENT EN POSSESSION DE LEURS TERRES!


Le conflit foncier qui opposait depuis quelque temps Sa Majesté Nzie Casimir, chef du village Mabvoungou , à plusieurs familles de la localité connaît désormais un dénouement heureux. À l’issue d’une descente de terrain effectuée le mercredi 4 novembre 2026, les familles plaignantes ont pu rentrer en possession des terres qu’elles revendiquaient.


Par Patrick Nzoue 

Cette opération, instruite par le Sous-préfet de l’arrondissement de Bipindi, avait pour objectif de vérifier sur le terrain les limites des parcelles à l’origine des revendications des populations riveraines. Elle intervient au lendemain d’une réunion de crise tenue le mardi 3 novembre à la sous-préfecture de Bipindi, à la suite de la montée des tensions autour de ce différend.

Accompagnés de nombreux témoins, le chef du village et les populations concernées se sont rendus sur les sites litigieux, en pleine forêt, afin de procéder à la vérification des différents tracés. Sur place, les constats effectués ont révélé, selon les éléments recueillis lors de cette descente, des délimitations qui ne respecteraient pas les limites revendiquées par les familles plaignantes.

Face à ces observations, Sa Majesté Nzie Casimir a procédé au retrait des bornes contestées, permettant ainsi aux familles concernées de retrouver la jouissance de leurs espaces fonciers et de leurs cultures.


Il faut rappeler que le climat social était devenu particulièrement tendu à Mabvoungou. Plusieurs familles accusaient leur chef traditionnel d’empiétement sur leurs terres ancestrales, dans le cadre d’un projet de partenariat financier portant sur la création d’une plantation d’ananas.

Face à cette situation, les familles concernées avaient saisi plusieurs services compétents dans l’espoir de voir leurs droits reconnus et préservés. Mais il aura fallu une mobilisation accrue, notamment l’implication de la presse, pour favoriser la tenue d’une réunion de crise à la sous-préfecture et accélérer la recherche d’une solution. Aujourd’hui, le dénouement de cette affaire constitue un soulagement pour les familles concernées, qui ont retrouvé leurs terres et leurs cultures. 

Reste désormais à espérer que cet épisode serve de leçon et que de telles situations ne se reproduisent plus dans cette localité qui abrite pourtant l’un des grands projets miniers du pays. Car au-delà des intérêts économiques et des opportunités de développement, le respect des droits fonciers des communautés riveraines demeure un impératif pour la préservation de la paix sociale.


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